Syndicat Interdépartemental des Apiculteurs de la Région Parisienne

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Etats Généraux de l’Alimentation (EGA) : le 10 octobre, mobilisons-nous à Paris ! le 10/10/2017

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

Le 20 juillet, à l’invitation du Ministre de l’Agriculture, l’UNAF s’est rendu au lancement officiel des Etats Généraux de l’Alimentation (EGA). Ce processus a pour but de mettre autour de la table une ribambelle d’acteurs allant des syndicats agricoles, aux associations de consommateurs, en passant par les entreprises de la grande distribution, les coopératives, etc. De fin août à mi-décembre, 14 ateliers se déroulent sur des thématiques telles que des prix d’achats rémunérateurs, la bio-économie, la compétitivité de l’agriculture française sur les marché européens et internationaux, la transition écologique ou l’attractivité des filières. A mi-parcours du processus, il nous semble important de vous informer sur ce dossier : que doit-on penser de ces Etats Généraux et quel engagement de l’UNAF ?

 

Des signaux négatifs : l’agriculture industrielle aux avant-postes et des engagements politiques contradictoires

 

Avant même les premières réunions des ateliers fin août, de mauvais signaux étaient envoyés aux acteurs qui promeuvent une transition de l’agriculture vers un modèle plus juste et plus respectueux de l’environnement.

 

Ainsi, dès le lancement le 20 juillet, le ton était donné : le ministère de l’Agriculture est aux manettes, au détriment du ministère de la Transition écologique et solidaire, bien que ces Etats Généraux aient été imaginés et poussés par Nicolas Hulot alors qu’il n’était pas ministre. Le bras de fer entre les deux membres du gouvernement aura été remporté par Stéphane Travert…

 

Autre fait marquant : l’identité des présidents d’atelier, qu’on ne peut malheureusement pas qualifier d’acquis aux causes de la transition écologique. Outre deux présidents issus la société civile et quelques rares élus (Guillaume Garot, Sophie Primas et Dominique Potier), la direction de la plupart des ateliers est dévolue à des acteurs de l’agro-industrie ou de la grande distribution : Axéréal (première coopérative céréalière française), un représentant d’Adivalor (par ailleurs administrateur de Limagrain), Avril (premier producteur d’agrocarburants), un président de Chambre d’agriculture (par ailleurs administrateur de Sofiprotéol, filiale d’Avril), Danone ou Système U.

 

Par ailleurs, alors même que se déroulent les EGA, le gouvernement a récemment pris un ensemble de décisions qui viennent à rebours des attentes de la société en terme d’agriculture et d’alimentation : suppression des aides au maintien de la bio, recul sur l’interdiction du glyphosate, mise en œuvre provisoire de l’accord de libre-échange UE-Canada (CETA).

 

Enfin, le ministre de l’Agriculture n’envisage toujours pas de phase de négociations politiques à la suite des Etats généraux permettant d’arbitrer sur les sujets transversaux et les dissensus issus des différents ateliers. Il propose à la place « un agenda des solutions » qui ne garantit rien sur la transparence des choix opérés à la fin des EGA.

 

Quel engagement de l’UNAF dans ces conditions ?

 

Compte-tenu de ces indicateurs peu encourageants, l’UNAF a décidé de ne pas candidater aux ateliers et a fait le choix de refuser des réunions chronophages afin :

1/ de médiatiser cet automne les chantiers essentiels pour l’apiculture que sont l’étiquetage de l’origine du miel et la défense de l’interdiction des néonicotinoïdes (vous serez informés de nos actions sur ces points dans les prochaines semaines) ;

2/ de peser sur le processus des EGA de l’extérieur car sans pression médiatique et sans mobilisation, aucune chance d’obtenir des arbitrages finaux favorables à une transition écologique de l’agriculture.

 

Ainsi, l’UNAF a rejoint la « plateforme citoyenne pour une agriculture écologique et solidaire » qui rassemble une cinquantaine d’organisations agricoles, environnementales et de solidarité internationale. Nous avons contribué à l’écriture des 63 mesures concrètes qui s’adressent aux participants des ateliers, ainsi qu’au gouvernement qui organise les États Généraux et au Président Emmanuel Macron. Elles serviront à mesurer les résultats des Etats généraux.

 

Aujourd’hui, nous sommes cosignataires d’une lettre ouverte au Président de la République publiée dans Médiapart, alertant sur les dysfonctionnements de ces EGA.

 

10 octobre à Paris : conférence de presse et rassemblement pour faire entendre la voix des partisans d’une transition agroécologique

 

Le 10 octobre, à la veille d’une prise de parole du Président de la République à mi-chemin de ces EGA, une conférence de presse de la plateforme alertera les médias et le gouvernement sur les questionnements et doutes de nos organisations.

 

Ce même jour, nous organisons un rassemblement aux abords du Ministère de l’Agriculture, pour faire entendre notre voix. L’UNAF a mobilisé ses syndicats adhérents d’Ile de France pour y représenter l’apiculture. Nous prendrons la parole pour rappeler l’urgence d’une transition agroécologique, pour nos abeilles et les pollinisateurs.

 

Vous n’êtes pas sur Paris, vous pouvez soutenir nos positions sur internet

 

En parallèle des ateliers des Etats Généraux de l’Alimentation, le gouvernement organise une consultation électronique des citoyens sur les thèmes des EGA. La « plateforme citoyenne pour une agriculture écologique et solidaire » a inscrit une de ses propositions phares sur l’approvisionnement de la restauration collective. N’hésitez pas à voter pour cette proposition.  

Nous vous invitons également à soutenir les propositions figurant à ce lien qui concernent plus spécifiquement les pesticides.

 

Nous restons à votre disposition pour toute question ou commentaire.

Bien cordialement,

 

Union Nationale de l’Apiculture Française

26, rue des Tournelles – 75004 Paris

www.unaf-apiculture.info/

 

 


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